Le contenu de ma contribution portait sur deux points :
1)- sensibiliser la salle sur la notion de « Terre finie » où les éléments à disposition du vivant sur la planète sont à volume constant
( l’eau, l’air, la matière première de l’énergie etc) . La démographie à La Rochelle comme ailleurs devra s’en accommoder, admettre la partage équitable.
L’eau, cette simple molécule H2O est terriblement malmenée dès qu’elle tombe du ciel ( cela a été dit bien entendu) mais la salle n’a pas rebondi sur le traitement de l’eau pluviale récupérée dans les réseaux de villes ! Ne devrons-nous pas équiper notre future scot des usines d’épuration à la sortie des collecteurs urbains.
2)- Les routes de l’énergie n’ont pas été signalées par les orateurs : ont-elles été préparées dans le scot.
Pourquoi cette question ? Durant ma carrière à EDF, j’avais à exposer et débattre ce genre d’équipement sur le Poitou-Charentes et Haute Vienne devant les collectivités locales, au sein des « Comités régionaux de Distribution » au nom des organismes représentatifs du personnel.
Ma préoccupation concerne la toile d’araignée des réseaux 220 KV et autres qui deviennent une plaie dans la partie de CDA qu’ils couvrent : Beaulieu date de l’après guerre, construit dans les champs. Il a grossi sur place malgré une gêne évidente des réseaux aériens : EDF a-t-elle des états d’âme ?
EERDF m’indique que le Poste de Beaulieu est en cours de renforcement pour assurer les besoins pour 15 ans soit 2025. Et après ?
S’il est évident que ce poste est le point de départ des réseaux de distribution vers d’autres postes, n’est-il pas temps de prévoir l’après 2025, car toutes les lignes THT et HT peuvent et doivent être effacées, en situant en rural, un nouveau nœud THT et Haute Tension relié à ce poste par des réseaux souterrains.
Etudes et travaux prendraient une dizaine d’années, avec comme fond de plan l’assiette territoriales du SCOT.
Cette préoccupation ne vous a pas échappée, et elle suppose que les routes empruntées par ces nouveaux réseaux soient doivent dores et déjà être repérées avec ERDF et le GET pour préparer les préemptions souterraines et aériennes avec les enquêtes d’utilité publique habituelles, pratiquement avant de lancer l’urbanisation.
Vers 2050, la grande agglo atteindrait quelques 250000 âmes, et les ouvrages actuels seraient caducs, tant vers l’Ouest avec le développement du Port que vers les secteurs Nord, Est et Sud.
Qui va payer me demande-t-on ? Notre « usine électrique » est d’abord un service publique, indispensable à l’aménagement du territoire, mais comme les autres industries, vend ses produits au prix coûtant : contribuables et consommateurs financent investissements, amortissements, fonctionnement, profits et provisions dans un coût unitaire péréqué au client: il n’y a pas de mystère.